24/25 mai 2010, France Culture, 23h
En exclusivité pour La nuit / The night, quelques éléments du dossier :
Préparatif à l’interrogatoire des druides, prêtresses, guerriers, bardes, sacrificateurs
Qu’est-ce que vous pensiez qui allait se passer quand vous l’avez vue arriver ?
Elle vous impressionnait ?
Vous aviez quel sentiment par rapport à l’ennemi ?
Vous vous êtes senti trahi par sa réprimande ? Vous avez tout de suite compris pourquoi elle était pacifique ?
Vous pensez quoi des pacifistes ? Pour vous, quelles étaient les raisons de la guerre ? Vous étiez vous-même impatient ? Vous trouviez injuste de ne pas attaquer l’ennemi ?
Vous pensiez qu’elle aurait dû faire quoi par rapport à Pollion ?
Et vous aviez conscience de vous mêler de c’qui vous regardait pas ?
Vous étiez révolté d’avoir des rapports aussi faussés avec votre souveraine ?
La menace de la défaite, ça vous faisait vraiment peur ?
De quoi vous la tenez pour coupable ?
Interventions de la voix-off
Jusque-là, tout le monde était relativement solidaire.
Les différents personnes qui ont connu Norma,
ont fini par faire la part des choses.
Mais il restait quelques points inexpliqués,
qu’il fallait commencer par découvrir.
Les choses les plus mystérieuses ne sont pas toujours là où on les attend.
Pour mieux savoir où se trouvait l’intrigue, il fallait consulter les enfants.
Et la parole des victimes ne doit pas être au centre :
Surtout quand on ne sait pas qui sont les vraies victimes.
Les témoignages les plus authentiques peuvent pas du tout venir au début.
Les règles du jeu
Vous serez les témoins : il s’agira d’une affaire criminelle : il n’y aura pas d’autres documents que vos témoignages.
Vous n’êtes donc pas obligé de connaître la vérité : si on vous interroge, c’est pour recouper vos témoignages.
Tout ce que vous pourrez imaginer, ressentir et libre comme tel ‘peut toujours être pris pour un fait.
Vous n’êtes évidement pas responsable si la question de l’instructeur fait que votre réponse toute vague paraît plus précise que vous ne l’avez faite.
Si je peux vous demander quelque fois à quel point vous êtes sûr de c’que vous dites, c’est donc que, tout le reste du temps, vous n’êtes pas obligé d’être sûr : vous pouvez dire même des choses très incertaines…
Vous les représentez : vous avez le droit de modifier tout c’que vous savez, puisque la cohérence de votre propos, puisque c’est un interrogatoire, va plus compter que l’authenticité de la narration – surtout que, ce que j’en dis, moi-même n’ai pas très bien : tout compris..
Vous livrez une situation, vous rappelez des aspects et circonstances dans l’ordre qui vous apparaît le plus pertinent, tel qu’il vous semble… vous n’pouvez pas mentir…
C’est donc un exercice difficile et inratable…







